mardi 28 août 2007

Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ?

Ce qui me manque, c'est de n'avoir pas froid aux yeux.
Hier, une amie nous hurle à l'aide. La semaine dernière, elle a rencontré un mec dans un bar, 55 - 60 ans, soit-disant photographe, qui lui proposait une séance photo... Bon, l'amie en question, c'est pas n'importe qui : tête sur les épaules comme pas possible, philosophe kantienne à donf, féministe à ses heures, et lesbienne occasionnelle. Bref, elle dit oui. Et là, déjà, je bloque. L'homme en question doit avoir un sacré pouvoir de persuasion parce que je vois mal la demoiselle en question poser comme ça, pour rien, devant un vieux libidineux (parce que forcément, c'est comme ça que je l'imagine). Bref, elle dit oui. Et bref, quelques heures avant le rendez-vous pour la séance, elle commence à stresser. Nous la retrouvons donc rue de Rennes et l'attendons à une terrasse de café en bas de l'appartement du pseudo-artiste dont nous avons noté consciencieusement le numéro de téléphone, l'adresse et le signalement. Il trouvera à qui il a affaire s'il ose quoique ce soit : deux crevettes aux bras aussi épais qu'un lapin de trois semaine. Bon, elle revient vivante et nous, soulagés de n'avoir pas eu à démontrer notre capacité à impressionner. A priori, le fameux monsieur habite un super loft, est marié (mais prend le soin d'enlever son alliance) et se pique de concepts artistiques.
Tout ça pour dire qu'il suffit finalement d'oser. Oser demander à une jouvencelle de 28 ans, au caractère bien trempé : ça te dit de venir à une séance photo chez moi alors que je ne connais même pas ton prénom.
Je vais peut être essayer tiens.
Et sinon, hier soir, double vélouse. Décidément.

lundi 27 août 2007

Je vais bien, tout va bien

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAh, oui, c'est bon !
Aujourd'hui, pour la première fois depuis une semaine, j'ai enfin pu reprendre mon activité vélocyclopédique quotidienne. Quel plaisir de pouvoir de nouveau longer les berges de la Seine au soleil et de revisiter le centre historique de Paris tous les matins et tous les soirs. Quel privilège de pouvoir traverser Paris d'Est en Ouest et inversement... sans se prendre des trombes d'eau sur le coin de la gueule ! Je ne suis pas en sucre : je viens consciencieusement au travail en vélo qu'il neige ou qu'il vente, été comme hiver. Habituellement, j'arrive toujours à trouver une éclaircie au milieu d'une série d'averse pour faire ma demi-heure de vélo pour rentrer. Mais la semaine dernière, c'était tout bonnement impossible, le délai entre deux averses étant réduit à 5 minutes maximum. J'avais donc craqué et j'ai redécouvert les joies et les parfums chamarrés de la station Madeleine. Heureux homme que celui qui peut s'en passer.
Pour le coup, une bouffée d'optimisme m'a envahi ce matin. Je me suis dit :
1/ J'arrête de me plaindre sur ce blog et je ne vais dire que des choses positives (pas tenable)
2/ Je suis finalement content de ce week-end de répétition théâtre : certes les acteurs m'ont pris la tête avec leur incapacité à se concentrer plus de 20 minutes mais bon, pour une représentation dans 3 mois, nous sommes tout de même bien avancés.
3/ Sarkozy se contente de faire en plein jour ce qui s'est toujours fait : ceux qui ont l'argent et le pouvoir ne se laissent jamais déposséder de ces deux biens précieux, à moins qu'une révolution du type 89 ou 68 ne les y contraigne. Donc, ce n'est pas pire qu'avant.
4/ Finalement, ce boulot ingrat et surtout impossible que l'on me demandait de faire peut être aisément réduit à peu de choses, sans que cela ne se voit trop.
Et donc, ce matin, il y a du soleil, j'aime les gens, ils me le rendent bien et j'ai même reçu un mail d'un copain dont je n'avais pas de nouvelles depuis 3 mois...

vendredi 24 août 2007

Pilar, lis ton texte !

Ca se passe là : amendements rapport Davies
Oui, je sais, lire une série de propositions d'amendement du rapport d'un parlementaire européen n'est jamais passionnant, passionnant. Du moins, on fait plus sexy (dans la catégorie sexy d'ailleurs, "Le banquet" de Platon dans lequel je me suis plongé est intéressant).
Quoiqu'il en soit, on y découvre, outre le fait que nombres de parlementaires européens sont davantage les représentants des industriels que des citoyens européens (damned, quelle surprise), un florilège de positions sans queue ni tête mais pourtant dûment argumentées. And the winner is : Pilar Ayuso, notre sympathique parlementaire - candidate espagnole.
Sa proposition d'amendement concerne la limitation de vitesse des véhicules particuliers à 160 km/h. Bon, on peut être pour ou contre, pourquoi pas, je ne prétends pas avoir l'absolue vérité à ce sujet. Mais justifier son opposition à cette limitation : "pour des raisons de sécurité", moi je dis, c'est soit que notre parlementaire est d'une malhonnêteté intellectuelle sans borne, soit qu'elle n'ait pas lu avant de le déposer l'amendement que ses lobbies lui avaient pré-écrit. D'où sort-elle que, pour assurer sa sécurité, il faut doubler avec au minimum une vitesse supérieure de 30 à 40 km/h ? Et surtout, pour se protéger de quoi ou de qui puisque personne n'est censé rouler au delà de 130 km/h (je mets l'Allemagne à part) ?

jeudi 23 août 2007

Sarkovitch

Sarkovitch, sarkovitch, sarkovitch... sarkovitch, sarkovitch !
Les complaintes du "reviewer" de presse sur France Inter ce matin m'ont rappelé ma blague d'hier matin. Le reviewer priait les auditeurs indélicats lui laissant des messages vocaux pour se plaindre des itérations par trop nombreuses du mot Sarkozy dans la revue de presse de le laisser tranquille : "je ne fais que reprendre les journaux".
C'est vrai... mais un peu facile car on ne peut affirmer que France Inter fasse des efforts pour limiter la citation du nom saint entre tous. Ainsi, hier matin, j'avais l'impression de me retrouver devant le film : "Dans la peau de John Malkovitch". Dans ce film, un personnage découvre un passage permettant de se retrouver pendant quelques instants dans la tête de John Malkovitch. La situation devient réellement délirante quand John Malkovitch lui-même pénètre dans ce passage... il se retrouve alors entourés de plusieurs John Malkovitch tenant des conversations avec le seul mot : "Malkovitch" décliné sur plusieurs intonations.
Hé bien France Inter le matin, c'est un peu Malkovitch dans Malkovitch. Sauf que c'est Sarkovitch...
Hé puis, j'ai bien aimé Dominique ce matin sur France Inter.

mercredi 22 août 2007

Suis-je une fleur bleue salope ?

Suis une midinette ?
En Irlande, il m'est arrivé à deux reprises de me faire méchamment chauffer. Soyons plus honnêtes : il m'est arrivé à une reprise de me faire méchamment chauffer et mes amis ont interprété une approche amicale comme une chauffade caractérisée.
Bref, ça m'a tout retourné. D'abord parce que je n'ai pas l'habitude d'être dragué quand je ne suis pas psychologiquement en position de l'être (typiquement seul en boite ou en tout cas pas en cette compagnie). C'est vrai, pour une fois, je ne demandais rien et voilà t y pas que l'on me saute dessus. Ensuite, parce que l'on ne me sautait pas dessus (du moins dans un des cas) pour mon corps tout de suite là maintenant sur le sol, et que l'étincelle de la subtilité s'est subrepticement glissée dans l'approche. Brrr, j'en ai encore froid dans le dos. Pour le coup, je suis resté frustré pendant une semaine à l'idée de ce que j'aurais pu faire... et que bien entendu je n'ai pas fait.
Suis je une salope ?
Dans le cadre de ma rééducation de mon meilleur ami, dont la principale caractéristique est de toujours se plaindre et de tout rapporter à lui, j'ai entrepris hier soir de lui porter un coup direct. Il se trouve que ma lecture actuelle qualifie la psychanalyse de piège abscons. Or, mon meilleur ami suit une psychanalyse, pour une raison qui me semble tout à fait valable, mais il me semble qu'il s'y complaît parfois. Et ça, ça m'énerve (le côté protestant je pense). Hier soir, je n'ai donc pas pu m'empêcher de lui énumérer les raisons pour lesquelles la psychanalyse pouvait être qualifiée de piège abscons. Bien entendu, ça l'a mis hors de lui.
J'adore...

mardi 21 août 2007

La peur du collègue

Mais comment peut on appréhender à ce point une discussion ?
Aujourd'hui, une visioconférence a mis tout le monde d'accord sur la décision la plus rationnelle et surtout inévitable... sauf que voilà, c'est à moi maintenant de convaincre un homologue absent et surtout absolument intraitable, dans la boîte depuis 35 ans, et qui m'a déjà fait savoir il y a deux semaines que de toute façon, il ne changerait pas d'avis.
C'est idiot, sa position est indéfendable, assimilable à un piège abscons (cf Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens), et surtout tout le monde est d'accord pour ne pas la suivre. J'appréhende néanmoins totalement de lui en parler tellement son conservatisme est convaincant et surtout délicieusement facile à suivre. J'en viens à me persuader que le big boss, dans la peau duquel j'ai été quelques mois, pourrait suivre la position la plus aisée... donc la plus idiote !
Grrrr....

lundi 20 août 2007

S'engu'Irlandais

Les vacances sont enfin terminées... Cet "enfin" pourrait sans doute en étonner plus d'un dans la mesure où les vacances sont censées être un moment agréable. Merci wiki de nous en donner la définition : "Les vacances (toujours au pluriel) sont une période de temps (de quelques jours ou de quelques semaines, voire de quelques mois) pendant laquelle on cesse son activité habituelle (professionnelle, scolaire...) pour se reposer et/ou partir en voyage d'agrément."
J'en retiens que les vacances sont faites pour se reposer ou prendre de l'agrément. Ah, ce que c'est beau.
Hé bien non, pour moi les vacances de la semaine dernière furent l'occasion de pratiquer une des activités que je déteste le plus, conduire, dans des conditions exécrables, la pluie et l'humidité irlandaises, et en compagnie d'amis chers mais qui parfois me prennent particulièrement la tête.
Je ne jetterai la pierre à personne (j'ai été particulièrement passif dans l'organisation), mais une semaine entière sous la pluie à se forcer à randonner, c'est trop. J'étais heureux de rentrer chez moi samedi soir. Heureux ! Surtout que n'aimant pas la bière (c'est pas bon la bière), la chaleur légendaires des pubs irlandais m'a laissé froid, complètement transi. Il ne restait que mon meilleur ami qui, de plus en plus, a tendance à se gaminiser (verbe intransitif, fait pour un adulte de chercher à attirer l'attention de tout le monde par tous les moyens et en permanence). Jamais cela ne m'avait autant frappé : dès que l'un de nous cinq racontait une histoire, il fallait qu'il reprenne de suite en énumérant son expérience la plus proche. Je deviens persuadé que les psychanamachinchoses nuisent gravement à la santé mentale.
Aujourd'hui, boulot, stress, pression, horreur... tout va bien !